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Adapter son système d’information à la digitalisation des processus métiers

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Dans une ère où les nouvelles technologies deviennent primordiales et omniprésentes, les entreprises doivent évoluer et être prêtes à engager des transformations digitales profondes en se basant sur l’expérience client et des processus internes et métiers plus efficaces.
Même si le terme de transformation digitale appliqué aux entreprises et aux services demeure omniprésent il possède d’ores et déjà un historique.
Dans cet article, nous allons piocher brièvement dans l’histoire de la transformation digitale les informations les plus pertinentes afin de mieux comprendre son principe.

1- Qu’est-ce qu’on entend par transformation digitale ?

Par définition « La transformation digitale consiste à utiliser des nouvelles technologies rapides et en évolution fréquente pour la résolution des problèmes. ». Les Etats-Unis ont été les premiers à piloter des projets liés directement à la transformation digitale, suivi de près par le Japon et la Chine. Ces pays ne sont pas loin d’un premier stade d’achèvement et d’une digitalisation quasi complète.
En revanche, il apparaît que la France et l’Europe ont accumulé un retard d’adaptation à ses transformations profondes malgré une accélération exponentielle sur le sujet (d’après certains experts le retard est estimé à 10 et 15 ans).

2- Les nouvelles technologies :

L’informatique des entreprises est fortement influencée par les technologies et continue à se métamorphoser ces dernières années avec l’explosion phénoménale de technologie spécifique comme le JavaScript.
Le marché devient dominé par JavaScript et ses dérivés : NodeJS, ReactJS, VueJS … Le marché des experts de ces techniques explose avec des taux journaliers élevés flirtant dans certains secteurs des niveaux entre 800 et 1000 euros pour des consultants même avec moins de 2 ans d’expérience, voir des taux même supérieurs pour les DevOps et les consultants BigData.
Les systèmes classiques à n-tiers ont perdu leurs places avec des architectures de micro-services et le Cloud.  

Javascript en 1ere position

3- Alors où est la position de SAP leader mondial de l’ERP dans ce panorama ?

Pour SAP, l’ERP est en lui-même un des principaux fondements de la transformation digitale et l’éditeur remet en cause son offre continuellement à coup d’évolution organique ou d’intégration technologique en rachetant des entreprises.

C’est particulièrement visible avec l’introduction du SAP-UI5/Fiori en 2015, un framework JavaScript qui essaye de s’influencer des leaders JS en adoptant leurs caractéristiques (Single Page Application, Component based application, …).

SAP a adopté la tendance du micro-services avec le lancement de sa technologie HANA XSA (Successeur de HANA XS), une solution orientée Cloud pas encore utilisée pour l’ERP.

SAP a certainement manqué le train du Cloud, par rapport à des concurrents comme Microsoft, mais tente continuellement de rattraper son retard en termes de cout d’acquisition et de partenariat, un pari qui pourrait bien réussir en s’appuyant sur sa base utilisateurs.

Par contre SAP a investi énormément sur le développement d’un nouveau genre de base de données : HANA, pour déstabiliser le quasi-monopole d’ORACLE dont il était dépendant.

L’investissement n’est cependant pas encore complètement réussi pour prendre la main sur le marché de la transformation digitale des entreprises, A titre d’exemple avec le langage de programmation ABAP, né en 1983, SAP tente de le mettre à jour en y apportant plusieurs modifications. A l’origine c’est un langage conçu l’ABAP pour les fonctions du reporting, un moyen de présentation de données (d’où le terme report ABAP) et non pas pour être un langage de programmation. Ensuite SAP a exploité cette base technique et la transforme en un langage de programmation s’inspirant du C et du Cobol. Le résultat est un langage qui se base sur des fondamentaux vieillissant conçu sur des concepts de l’époque.

Puis avec la forte montée du langage JAVA, SAP modifie à nouveau l’ABAP pour qu’il supporte le paradigme d’orienté objet (ABAP OO) ce qui implique que l’implémentation de cas d’utilisation métiers pourtant simples peut rapidement prendre une réelle complexité : Une ligne de code de Python, Java ou JS = un paragraphe entier en ABAP).

Malgré que les centres de recherches SAP n’ont pas pourtant annoncé leur dernier à ce sujet mais plusieurs décisions ont été prises à savoir :

  • Le renforcement de la position et la couverture de Fiori dans les projets SAP (notamment su SAP-S/4 Hana)
  • L’adoption de la technologie ODATA de Microsoft qui permet l’utilisation de divers langage (dont JAVA) pour communiquer avec le front.
  • Les technologies XSA et HANA qui ont quasiment éliminé l’utilisation de l’ABAP.

Ainsi SAP affirme que la transformation digitale est un investissement collectif entre l’éditeur, l’intégrateur et le client.

Article rédigé par : Seifeddine Baccouche & Houssem Eddine Rabhi